La tyrannie médiatique et la bienpensante classe politique nous imposent des termes comme « sans papier » et « discrimination positive ». Mais il s’agit là d’abus de langage et d’expressions vides de sens.
Prenons l’expression « sans papier » telle qu’elle est employée par les journalistes et Hommes politiques français.
Par exemple, le 9 décembre 2011, des millions de français ont pu lire dans une dizaine de journaux papiers et web, l’article suivant* : « Linda, Rom, sans papiers et Meilleure apprentie de France ». L’article commence ainsi : «Elle est rom et sans papiers, vit dans un squat en banlieue parisienne. » Le décor est planté, nous avons affaire à une jeune femme apatride sans le moindre papier d’identité qui puisse la rattacher à un pays en particulier. Toutefois si l’on poursuit la lecture de l’article, l’on peut lire : « Mais elle n’a toujours pour seuls papiers que sa carte d’identité roumaine et son passeport. Une demande de titre de séjour étudiant déposée au printemps 2010 auprès de la préfecture de l’Essonne est restée lettre morte. » A la lumière de cet article qui met en avant l’expression inappropriée « sans papier » qui devrait plutôt être remplacée par « mauvais papier ». Puisque cette jeune fille dans ce cas présent ne souffre pas d’être « sans papiers », mais plutôt de ne pas avoir les « bons papiers ».
Nous affirmons que la quasi-totalité des personnes que l’on présente comme « sans papiers » au sens littéral du terme ne le sont pas. Cessons donc de l’employer et parlons plutôt de personnes aux « mauvais papiers » ou « sans bons papiers ». Il en est de même pour les centaines d’autres cas, où l’on présente à l’opinion publique des personnes « sans papiers » manifestants pour obtenir la régularisation de leur situation. Mais ces personnes ne sont pas dépourvues de papiers, puisqu’elles possèdent très souvent la carte d’identité et le passeport de leur pays d’origine.









Repas de soutien à la Maison Flamande - Soirée Moules Frites A partir de 19 h le 21 Janvier 2012 - PAF 10 euros
Pour la deuxième année consécutive, le collectif « lille est notre » rendra hommage à Jeanne Maillotte, héroïne et fille du peuple lillois, qui sauva la cité de Lille en 1582. Rendez-vous le Dimanche 29 janvier 2012 à partir de 17h30 place aux Bleuets à Lille, départ à 18h.